25.2.2026
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5 minutes

Urbilog explique les troubles DYS qui touchent 6 à 8% de la population et concernent une ou plusieurs fonctions cognitives comme la lecture, l'écriture, le langage ou la coordination. Plus de la moitié des personnes DYS rencontrent des difficultés professionnelles dans un environnement non adapté, pourtant des aides et des dispositifs comme la RQTH, l'AGEFIPH ou le numérique accessible permettent de compenser ces obstacles et de favoriser leur inclusion au travail.
À l’occasion de la Journée nationale des DYS du 11 octobre, Urbilog rappelle combien le numérique accessible peut devenir un véritable levier d’inclusion, permettant à chacun, quelle que soit sa manière d’apprendre ou de communiquer, de s’exprimer et de travailler dans de bonnes conditions.
Ce contexte met en lumière l’importance d’un accès facilité et personnalisé aux outils et ressources numériques pour favoriser l’inclusion scolaire et l’autonomie des élèves concernés.
Pour comprendre comment le numérique peut favoriser leur inclusion, il est essentiel de mieux connaître les troubles DYS et leurs impacts au quotidien. Ces troubles apparaissent dès l’enfance et persistent souvent à l’âge adulte, affectant le parcours scolaire et professionnel. L’école joue un rôle central dans l’intégration des élèves avec des troubles dys, et l’intégration des outils numériques dans la pédagogie inclusive est essentielle pour soutenir leur apprentissage. Le contexte institutionnel, social et pédagogique influence fortement l’acceptabilité et l’efficacité de ces solutions numériques. L’accès aux outils numériques permet aux élèves dyslexiques d’accéder plus facilement au texte, d’améliorer leur compréhension, de faciliter la coordination entre parents et enseignants, et de renforcer leur motivation en rendant l’apprentissage plus engageant. De plus, la personnalisation des parcours d’apprentissage grâce aux outils numériques a un impact positif majeur pour les élèves dyslexiques.
Les troubles DYS sont des troubles cognitifs spécifiques, liés au neurodéveloppement, qui affectent une ou plusieurs fonctions comme le langage, la lecture, l’écriture, la coordination ou encore le raisonnement.
Ils apparaissent dès l’enfance et persistent souvent à l’âge adulte. Ils ne sont pas dus à un déficit intellectuel, à un manque d’enseignement ou à une mauvaise méthode pédagogique.
Parmi les plus connus :
L’évaluation des besoins spécifiques des élèves est primordiale pour adapter les outils numériques et pédagogiques, et ainsi favoriser une intégration scolaire réussie. Les interfaces d’apprentissage non adaptées (polices trop fines, formulaires illisibles, menus confus) peuvent transformer un simple devoir en une épreuve de décodage, obligeant les élèves dyslexiques à relire, reformuler et deviner, ce qui double souvent leur temps de travail et renforce leur sentiment d’incompétence. Les outils numériques doivent donc être conçus en tenant compte de ces besoins, intégrés dans une démarche structurée et validés scientifiquement pour garantir leur efficacité auprès des élèves dyslexiques.
Selon la Fédération Française des DYS, ces troubles concernent 6 à 8 % de la population, soit 1 à 2 enfants par classe et environ 40 % des personnes DYS présentent plusieurs troubles associés. Ces chiffres montrent à quel point la question de l’inclusion est un enjeu collectif, dès l’école et tout au long de la vie.
Les enfants présentant des troubles dys, qu’il s’agisse de dyslexie, de dysorthographie, de dysphasie, de dysgraphie, de dyspraxie ou de dyscalculie, rencontrent souvent des obstacles dans leur parcours scolaire. Heureusement, les technologies numériques offrent aujourd’hui des solutions innovantes et personnalisées pour favoriser leur inclusion et leur réussite. Grâce à des applications et des logiciels adaptés, il est possible de répondre aux besoins spécifiques de chaque enfant, en tenant compte de ses difficultés et de ses points forts.
Par exemple, pour les enfants dyslexiques, des outils de reconnaissance vocale peuvent transformer la parole en texte, facilitant ainsi l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Les applications de lecture audio offrent également la possibilité d’écouter les textes, ce qui aide à la compréhension et à la mémorisation. Pour les enfants dyspraxiques, des jeux éducatifs interactifs contribuent au développement de la coordination motrice et de l’autonomie dans les gestes du quotidien. Quant à la dyscalculie, des applications ludiques et visuelles aident à appréhender les notions de nombre et de calcul de manière progressive et adaptée.
L’intelligence artificielle (IA) joue un rôle de plus en plus important dans l’adaptation de ces outils numériques. Elle permet de proposer des parcours d’apprentissage sur mesure, d’ajuster le niveau de difficulté en temps réel et d’offrir un suivi personnalisé. Ainsi, chaque enfant peut progresser à son rythme, gagner en confiance et surmonter ses difficultés de manière positive, en complément de l’accompagnement pédagogique et thérapeutique. Ces solutions numériques, en constante évolution, représentent une véritable plus-value pour l’inclusion des enfants dys à l’école et dans leur quotidien.
La prise de notes représente souvent un défi majeur pour les élèves présentant des troubles dys, en particulier ceux qui rencontrent des difficultés avec l’écriture ou la lecture. Face à ces obstacles, de nombreux outils numériques ont vu le jour pour faciliter l’accès à l’information et permettre à chaque enfant de participer pleinement à la vie de la classe.
Parmi les solutions les plus efficaces, on trouve les applications de prise de notes vocales. Elles permettent aux enfants de dicter leurs idées à l’oral, qui sont ensuite automatiquement transcrites en texte. Cette fonctionnalité est particulièrement utile pour les élèves dyslexiques ou dyspraxiques, qui peuvent ainsi se concentrer sur le contenu plutôt que sur la forme. D’autres outils offrent la possibilité de personnaliser l’affichage du texte : choix de la police, taille des caractères, couleurs de fond, ou encore espacement des lignes, pour une lecture plus aisée.
Certaines applications intègrent également la lecture à haute voix des notes prises, ce qui favorise la compréhension et la mémorisation, tout en réduisant la fatigue cognitive. Ces solutions, simples à mettre en place, contribuent à créer un environnement scolaire plus inclusif, où chaque élève, quels que soient ses troubles ou ses difficultés, peut accéder aux mêmes chances de réussite. L’intégration de ces outils dans les établissements scolaires marque un véritable progrès pour l’égalité des chances et l’autonomie des enfants dys.
Pour les enfants présentant des troubles du langage oral, comme la dysphasie, s’exprimer et communiquer peut représenter un véritable défi au quotidien. Pourtant, grâce aux outils numériques et à des stratégies pédagogiques adaptées, il est possible de lever de nombreux obstacles et de favoriser l’expression de chacun.
Les applications de communication alternative et augmentative (CAA) offrent des solutions concrètes pour les enfants qui ont des difficultés à utiliser le langage oral.
Ces outils proposent :
Permettant à l’enfant de :
L’utilisation de tablettes ou de smartphones rend ces solutions facilement accessibles, aussi bien à l’école qu’à la maison.
Les enseignants et les parents jouent un rôle clé dans l’accompagnement de ces enfants. En mettant en place des supports visuels, comme des cartes de communication ou des agendas illustrés, ils facilitent la compréhension des consignes et la structuration du temps. Ces outils numériques et visuels, adaptés aux besoins de chaque enfant, favorisent la confiance en soi, l’autonomie et l’inclusion dans le groupe classe. Ils permettent à chaque élève, quels que soient ses troubles, de trouver sa place et de participer activement à la vie scolaire.
Les troubles DYS peuvent impacter de nombreuses dimensions de la vie professionnelle, notamment à travers l'impact des outils numériques et des écrans sur la productivité et la qualité du travail. La compréhension des consignes, la gestion du temps, la prise de notes, la rédaction d’emails ou de rapports, l’adaptation à de nouveaux outils numériques… L'accessibilité digitale, en particulier la conception des sites et des écrans, joue un rôle clé pour garantir l'inclusion des personnes DYS. Adapter un site en tenant compte de la diversité cognitive et proposer des écrans accessibles permet de réduire les inégalités et d'améliorer l'expérience utilisateur pour tous.
L'efficacité des outils numériques dépend de certaines conditions, comme la modération du temps d'écran et la qualité de la conception des applications ou des jeux, afin de maintenir la motivation et l'engagement positif des utilisateurs DYS.
Souvent, les personnes DYS ont développé leurs propres stratégies de compensation. Mais dans un environnement non adapté, logiciels complexes, documents peu lisibles, réunions rapides, absence de reformulation, la fatigue cognitive s’installe vite. 96 % des parents sont conscients de l'influence des écrans dans le développement de leur enfant, et 40 % se disent débordés par l'utilisation des écrans et ses conséquences négatives. La fatigue cognitive s’installe vite. Selon le site officiel JeProtègeMonEnfant.gouv.fr, les enfants et adolescents consacrent en moyenne plus de 4 heures par jour aux écrans, ce qui peut avoir des effets négatifs sur le sommeil, l’attention et le bien-être. Une exposition sans cadre ni limites appauvrit le langage et impacte la concentration des enfants. De plus, les parents estiment que les conseils pour limiter le temps d'écran sont trop généraux.
Selon une enquête menée par la FFDys, plus de la moitié des personnes DYS déclarent avoir rencontré des difficultés dans leur parcours professionnel, souvent liées à un manque de compréhension ou d’adaptation de leur environnement de travail. La méconnaissance de ces troubles peut encore conduire à sous-estimer le potentiel de certains collègues, générer du stress ou provoquer une forme d’auto-censure.
Pourtant, avec un accompagnement approprié, les personnes DYS apportent une grande richesse au collectif : créativité, pensée visuelle, capacité à trouver des solutions innovantes… des atouts précieux pour les entreprises.
Les entreprises ont aujourd’hui un rôle central à jouer dans l’inclusion professionnelle. Plusieurs leviers existent pour compenser les difficultés rencontrées :
La RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) est également un levier important pour les personnes DYS. Cette reconnaissance, délivrée par la MDPH, permet d’accéder à des aménagements de poste, à un accompagnement personnalisé et à des aides financières spécifiques. La RQTH, ouvre des droits, favorise le dialogue avec l’employeur et facilite la mise en place d’un environnement de travail réellement adapté aux besoins individuels. Le numérique accessible est également un levier majeur : interfaces simplifiées, typographies lisibles, contenus structurés, lecture audio des textes, navigation clavier… ces adaptations profitent à tous les collaborateurs, DYS ou non. Il est aussi essentiel d’adapter le site de l’entreprise pour améliorer l’accessibilité numérique, en tenant compte de la diversité cognitive, et de permettre la gestion des cookies afin d’accéder à certaines fonctionnalités ou contenus personnalisés.
La clé est avant tout la sensibilisation. Comprendre les besoins des personnes DYS, favoriser le dialogue et créer une culture d’entreprise inclusive où chacun se sent légitime à demander une adaptation. Mieux prendre en compte ces besoins, c’est aussi réduire la charge mentale quotidienne et permettre à chacun de se concentrer sur ses compétences plutôt que sur les obstacles.
Dans le monde professionnel, la majorité des échanges passent désormais par des outils numériques. Mails, intranets, plateformes de formation, logiciels métiers, sites web…
Mais pour une personne DYS, une interface mal conçue peut devenir une barrière invisible : trop de texte, menus peu lisibles, jargon technique, contrastes faibles…
Des outils numériques inclusifs permettent de lever ces obstacles. Quelques exemples concrets :
Parmi les solutions innovantes, relevons par exemple l’application Poppins se distingue : il s’agit d’un serious game musical, validé scientifiquement, conçu pour aider les enfants dyslexiques. Poppins a montré des résultats cliniques encourageants dans l’amélioration des compétences de lecture. Les serious games comme Poppins utilisent des éléments ludiques pour renforcer la motivation des enfants dyslexiques et offrent un feedback immédiat, ce qui est essentiel pour maintenir leur engagement. Les technologies numériques, en général, peuvent ainsi stimuler la motivation, réduire le sentiment d’incompétence et améliorer la compréhension des textes chez les élèves dyslexiques. Toutefois, il est important d’intégrer ces solutions numériques dans un cadre éducatif structuré pour garantir leur efficacité.
Vous êtes une personne DYS et bénéficiez d’une RQTH ? Chez Urbilog, nous pouvons aussi vous accompagner individuellement dans la recherche d’une mission adaptée à vos compétences. N’hésitez pas à nous contacter : notre équipe est à l’écoute pour vous aider à trouver un environnement de travail où vous pourrez vous épanouir pleinement. Un environnement inclusif, c’est un collectif plus fort, plus créatif et plus épanoui.
Et parce qu’un numérique accessible fait partie intégrante de cette démarche, nous accompagnons les entreprises et organisations à chaque étape, de la sensibilisation à l’adaptation concrète des outils :
Nous croyons qu’un numérique plus clair, plus lisible et plus humain, c’est un numérique plus efficace et plus inclusif pour tous.
👉 Contactez-nous dès aujourd’hui pour avancer ensemble vers un environnement de travail plus inclusif et accessible.